INDE. Les 5 enjeux d’une élection sous tension

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Les Indiens ont un mois pour choisir qui dirigera leur pays pendant les 5 ans à venir. Une décision qui pourrait bien s’avérer historique.

-inde-les-5-enjeux-d-une-election-sous-tension SIPANY SIPALes deux principaux candidats des législatives indiennes de 2014 : Rahul Gandhi et Narendra Modi. (SIPANY/SIPA)

Il y a quelque chose de pourri dans « la plus grande démocratie du monde ». S’il y a un point sur lequel sont d’accord les 814 millions d’Indiens qui vont se rendre, à compter de ce lundi 7 avril, dans l’un des 930.000 bureaux de vote pendant les 5 semaines que durent les élections législatives, c’est bien celui-là. L’Inde est peut-être à un tournant de son histoire. Elle traverse une profonde crise politique et économique qui l’a fait douter d’elle-même. Comment sortir de cette mauvaise passe ? Tous les espoirs et toutes les inquiétudes se reportent sur ce marathon électoral d’où sortira, le 16 mai, un nouveau Parlement et le prochain Premier ministre qui dirigera le pays pendant les cinq années à venir.

Economie : la douche froide

Ces 10 dernières années, la classe moyenne urbaine s’était sentie pousser des ailes. Chaque année plus nombreuse, chaque année plus riche, rien ne semblait pouvoir lui résister.

Tous pourris

Pour ne pas arranger les choses, le vénérable Congrès est devenu totalement véreux.

L’agonie d’une dynastie

Les sondages, même s’ils sont peu fiables, sont unanimes : le vieux Congrès risque d’enregistrer un score historiquement bas.

Le retour des nationalistes hindous

Le grand vainqueur sera peut-être le Bharatiya Janata Party (BJP), le principal rival du Congrès.

Une démocratie en crise ?

Narendra Modi inquiète. Il inquiète parce qu’il met à mal les valeurs démocratiques.

Et si la possible victoire du BJP pouvait être perçue comme une bonne nouvelle ? Certains experts s’interrogent : avec la fin de la quasi hégémonie congressiste, le temps de l’alternance politique est-il venu pour l’Inde ?
Autant de raisons qui font que le célèbre historien Ramachandra Guha garde son optimisme, dans une tribune publiée dans dans le quotidien « The Telegraph » : « Il est possible qu’en mai 2014 nous ayons un Premier ministre arrogant et sectaire au lieu du Premier ministre faible et incompétent que nous avons maintenant. Mais la démocratie indienne, pour ne pas dire l’Inde elle-même, va survivre. »

Sarah Halifa-Legrand – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140404.OBS2710/dimanche-8h-inde-les-5-enjeux-d-une-election-sous-tension.html

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