En Inde, les évêques catholiques restent vigilants

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Dans quelques jours, le 24 aout, les chrétiens d’Inde feront mémoires des pogroms de 2008. En attendant, les catholiques ont reçu le premier ministre dont la politique pro-hindoue les inquiète.

Les minorités religieuses doivent-elles craindre pour leur avenir ? C’était la question que beaucoup se posaient après la large victoire du premier ministre Narendra Modi et de son parti nationaliste BJP.

Ce lundi, le cardinal Thottunkal, président de la Conférence des évêques catholiques indiens a reçu Narendra Modi. La visite était souhaitée de la part de l’Église qui a certes choisi d’offrir son soutien à la coalition de centre-droit dirigée par le BJP, mais qui entend tout de même manifester son inquiétude.

Les catholiques sont en effet préoccupés face aux nouveaux épisodes de violence et de discrimination perpétrés contre les chrétiens (2,4% de la population), mais aussi face à la volonté prêtée au gouvernement de vouloir favoriser la religion hindoue. Les évêques ont d’ailleurs tenu à publier une note à ce propos.

« Des dispositions constitutionnelles excluent déjà les chrétiens et les musulmans des mesures de discrimination positive mises en place pour favoriser l’ascension sociale des basses castes et des dalits » précise de son côté Radio Vatican.

« Dans l’État de l’Orissa, notamment, la situation reste tendue six ans après les pogroms de 2008. Les groupes radicaux agissent en toute impunité ; les abus et les discriminations à l’égard des chrétiens sont incessants. Selon plusieurs religieux et militants des droits de l’homme, l’État a jusqu’ici échoué à protéger et garantir les droits élémentaires des citoyens chrétiens. Comme chaque année le 24 aout, jour symbole choisi pour faire mémoire des massacres de 2008, les chrétiens d’Orissa prieront ensemble et élèveront leur voix contre les injustices qui continuent à les frapper. »

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