Le Kama Sutra s’expose à Paris

 dans News France

« Le Kama Sutra, spiritualité et érotisme dans l’art indien ». Le titre de l’exposition qui se tiendra à la Pinacothèque de Paris du 2 octobre 2014 au 8 mars 2015 parle de lui-même : il s’agit de montrer au public que le Kama Sutra est bien autre chose qu’un manuel de sexologie. Fin avril, Marc Restellini, historien de l’art et fondateur de la Pinacothèque, était en Inde pour les préparatifs de cet événement qui ne passera pas inaperçu. C’est la première fois que des oeuvres indiennes sont exposées à la Pinacothèque.

 

kama sutra

 

C’est François Richier, ambassadeur de France en Inde, qui a levé le coin du voile sur cette exposition qui réunira plus de 300 oeuvres. Des sculptures, mais aussi des peintures, des miniatures… Et, le jour  de l’inauguration, un spectacle de danse classique du sud de l’Inde. Pour réunir ces chefs-d’oeuvre, il a fallu partir à la chasse d’objets rares auprès de collectionneurs privés, comme le Maharana d’Udaipur, Arvind Singh Mewar, 76e représentant de la dynastie Mewar, qui prêtera quelques  statues, mais aussi de musées tels que le Reitberg de Zurich, les Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, ou encore le Musée Guimet à Paris.

Le Kama Sutra est-il l’un des textes les plus mal compris du monde ?

Incontestablement ! La plupart des gens se le représentent comme un manuel dédié uniquement au sexe alors qu’en réalité il s’agit d’un livre sur la vie en général et sur l’équilibre des relations entre hommes et femmes en particulier.

C’est cela qu’enseigne le Kama Sutra : comment parvenir à cet équilibre harmonieux et comment, notamment, bien traiter la femme. Loin d’être un texte pornographique, le Kama Sutra est un traité sur la vie urbaine, il célèbre la sensualité et le désir et parle de la joie qu’ils engendrent.

L’exposition fera également mention du « troisième sexe ». Est-ce là une tradition indienne ?

Le troisième sexe a toujours été reconnu en Inde, il n’a pas fallu attendre la décision de la Cour suprême, il y a quelques semaines, pour cela. Même sous les Moghols ceux que l’on appelle ici les « hijras » avaient leur place.

En tant que curateur d’une exposition qui aura lieu à Paris, quel est votre message au public français ?

Après tout, nos deux pays sont des pays de l’amour ! L’exposition sera l’occasion pour les Français – et les autres – de découvrir à la fois des peintures, des sculptures, mais aussi la gastronomie indienne. Il y aura des films et pour marquer l’inauguration de l’exposition, il y aura un spectacle de Bharatnatyam (danse classique qui trouve sa source au Tamil Nadu).

Écrire un commentaire