L’Inde, j’en reviens. Le vrai pays de l’innovation, c’est là-bas. Il faut nous en inspirer

 dans News France

Un premier voyage, qui n’est que le premier d’une longue série, à la rencontre de gens extraordinaires qui m’en ont plus appris sur la vie, l’innovation, la persévérance, l’entreprenariat et le rêve, que ce petit univers parisien, sympathique, mais qui a trop souvent tendance à se regarder le nombril.

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Découverte du campus de Nootan Bharati, au Nord de l’Inde, qui en dit long sur la capacité d’une communauté locale à se prendre en main.

L’intelligence collective plus que la data

Quand on parle d’innovation à Paris, on parle généralement de digital, on y rajoute objets connectés, big data, robots, disruption du marché, ou encore « smart cities » (villes intelligentes) comme avant on disait web 2.0, participatif et mobile. Alors quand on est dans les pouvoirs publics ou dans une grande entreprise, on crée des pépinières de start-ups, pour attirer les jeunes qui vont disrupter le marché de demain avec des produits super simples si possibles connectés et exploitant le big data même si le big data, on ne sait pas toujours ce que ça veut dire sauf que, bon, il y a plein de données sur tout maintenant avec le digital et que toutes ces données ça doit bien pouvoir servir à quelque chose tellement c’est fascinant.

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Par exemple, faire de sa ville une « smart city » en investissant dans des solutions futuristes de gestion du trafic, des parkings, du logement, de la santé, des drones, et même des gens. Et en oubliant souvent que les villes intelligentes ça pourrait être aussi l’intelligence collective. Pas seulement les data. Même si les datas, c’est vrai, c’est fascinant.

J’avais un peu tout ça dans la tête quand j’ai quitté Paris la semaine dernière, un peu trop de tout ça et j’étais en fait assez fatigué à essayer de courir derrière tous ces buzzwords (pause lexique de l’innovation : buzzword, ça veut dire mot que tout le monde prononce à la moindre occasion, surtout dans les conférences sur l’innovation), et à essayer de les caser, parfois un peu de force, dans mes projets, moi-même étant entrepreneur, créateur de médias innovants, fondateur d’une start-up faisant dans le big data, bref, un buzzword entrepreneur.

Une aventure émouvante

Et puis je suis parti en Inde. Pas vraiment pour aller chercher l’illumination mystique (il y a déjà de quoi faire en Europe), mais pas pour y trouver l’innovation. Même si l’Inde, je ne vous apprends rien, regorge non seulement de gourous de sagesse mais commence aussi à produire pas mal de pionniers du digital.

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J’aurais pu néanmoins. Enfin, je veux dire : chercher des innovateurs. Mais j’avais déjà beaucoup de travail chez moi et la tête pas mal enfoncée dans mon guidon. Non, je suis allé rejoindre un vieux copain, que je n’avais pas revu depuis 15 ans parce qu’on s’était engueulés sur un vague dilemne philosophique. Mon copain était prof de philo. Il l’est toujours. Et toujours aussi têtu sur les idées.

Mais il a vécu depuis une aventure assez émouvante avec une école en Inde, où il retournait régulièrement. Il m’a invité quelques semaines avant, par texto, à venir fêter son anniversaire là-bas. Et surtout me montrer ce qu’il était en train de faire pour les enfants des villages paumés de l’État du Guarati, au Nord de l’Inde.

Une remise en question

J’avais déjà un emploi du temps qui menaçait d’exploser et prenait parfois des proportions complètement absurdes, des tas de problèmes d’entrepreneur innovant à régler. Et, donc, certainement pas de temps à consacrer à une petite virée dans les villages indiens sur ces motos d’un autre âge que l’on conduit sans casque en slalomant entre les vaches et les mendiants. Pourtant, j’ai répondu oui. Sans vraiment réfléchir.

Parce que je suis fidèle en amitié et que je suis un peu impulsif. J’ai vidé mon agenda et j’ai acheté mon billet pour un séjour d’une semaine que j’imaginais être une plongée dans le monde de l’humanitaire. Je ne réalisais pas que, en fait, la mission humanitaire, c’était pour moi, et que ce voyage, à défaut de m’ouvrir le troisième oeil, allait remettre en question ma vision du monde, de la vie, de l’entreprenariat, et jusqu’à la notion même d’innovation.

pour savoir la suite :

Si vous souhaitez aider l’association Philodyssée, ou découvrir l’école Nootan Barhati, envoyez moi un mail à benoit.raphael [@] gmail.com

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1277153-l-inde-j-en-reviens-le-vrai-pays-de-l-innovation-c-est-la-bas-il-faut-nous-en-inspirer.html

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