L’Inde envisage un projet de train à grande vitesse avec la Chine

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La Chine est en discussions avec l’Inde pour l’aider à construire le deuxième plus long chemin de fer à grande vitesse dans le monde au coût de 200 milliards de yuans (32,6 milliards $). Ce sont les plus récents efforts de la Chine pour tenter d’obtenir une plus grande part du marché étranger du train à grande vitesse. Le corridor ferroviaire à grande vitesse Delhi-Chennai disposera de trains circulant à 300 km/h et couvrant jusqu’à 1 754 km.

tgv chinois

Selon les reportages de plusieurs organisations médiatiques indiennes au cours du week-end et qui citent des hauts fonctionnaires du ministère indien des Chemins de fer, il est proposé de développer le chemin de fer conjointement avec la Chine, le pays ayant la plus longue ligne ferroviaire à grande vitesse du monde – la ligne Beijing-Guangzhou. L’Hindustan Times a rapporté qu’une équipe de haut niveau des chemins de fer indiens se rendra à Beijing lundi pour compléter les formalités de l’étude de faisabilité de l’ouvrage. L’équipe, composée de fonctionnaires de la High Speed Rail Corp et de la Rail Vikas Nigam Ltd, va signer un accord avec ses homologues chinois, selon le communiqué. « L’étude sur la ligne Delhi-Chennai devrait commencer au début de l’année prochaine », indique le communiqué, citant des responsables anonymes du ministère.

Le China Daily n’a pas pu confirmer indépendamment ces nouvelles lundi, car les fonctionnaires de l’information de l’Administration nationale des chemins de fer de Chine, de la China Railway Corp et de la China Railway Construction Corp ont tous refusé de commenter. Cependant, encouragée par les spéculations sur ce gros projet ferroviaire entre la Chine et l’Inde, la valeur des titres des entreprises de construction de l’infrastructure ferroviaire a fortement augmenté lundi; en effet, China Railway Construction Corp et China Communications Construction ont enregistré des hausses de plus de 9 % à la Bourse de Shanghai. Selon les médias indiens, l’ouvrage fait partie du projet « diamant quadrilatéral » du premier ministre indien Narendra Modi. Ce projet vise à construire un réseau interurbain de trains à grande vitesse, dont les Delhi-Mumbai, Mumbai-Chennai, Chennai-Kolkata, Kolkata-Delhi et Mumbai-Kolkata ».

Feng Hao, chercheur à l’Institut des Transports globaux de la Commission nationale pour le développement et la réforme, a déclaré que si l’accord est conclu, le projet va ouvrir une porte permettant aux entreprises chinoises de fournir une nouvelle conception de chemin de fer, des rails faits de matériaux durables, une signalisation automatique pour des trains plus rapides et des gares modernes dont le système ferroviaire indien, de construction britannique, a désespérément besoin. L’Inde a ajouté 11 000 km de rails dans les 67 années depuis son indépendance. La Chine, dont le kilométrage ferroviaire en exploitation a dépassé 100 000 km à la fin de 2013, dont 10 000 km de chemins de fer à grande vitesse, désire vivement obtenir une plus grande part du marché lucratif des trains à grande vitesse, tant en Inde que dans d’autres parties du monde.

« Les investissements chinois vont également aider à réduire le déficit commercial avec l’Inde, qui a atteint 31 milliards $ en 2013 », a déclaré Zhao Zhongxiu, professeur de commerce à l’Université de commerce international et d’économie à Beijing. Lors de la visite du président Xi Jinping en Inde en septembre, la Chine s’est engagée à offrir des occasions d’investissement et d’assistance technique pour le réseau ferroviaire indien, afin d’aider le pays à améliorer le transport.

Diao Chunhe, président de l’Association internationale des entrepreneurs de Chine qui aide les entreprises chinoises à explorer de nouvelles affaires dans les marchés étrangers, a déclaré que les entreprises chinoises de construction ferroviaire sont attirantes pour les gouvernements et les partenaires commerciaux étrangers, parce que contrairement à leurs concurrents du Canada, de l’Allemagne, de la Corée du Sud et du Japon, elles arrivent avec leur propre modèle de financement. « Elles sont en mesure de coordonner le financement des projets à travers des institutions chinoises, telles que l’Export-Import Bank of China ou la China Development Bank, a déclaré M. Diao. En règle générale, elles ne cherchent pas de garanties souveraines lorsqu’elles travaillent avec des partenaires locaux. »

Lundi également, le ministre mexicain des Transports et des Communications, Gerardo Ruiz Esparza, a rencontré des responsables chinois pour discuter de l’annulation, faite ce mois-ci, d’un contrat de trains à grande vitesse de 3,75 milliards $ qui avait été attribué à un consortium dirigé par CRCC, le seul soumissionnaire.

  1. Ruiz Esparza a discuté des plans mexicains de construire, avec l’aide chinoise, un réseau mobile public, exploité par le secteur privé, d’une valeur de 10 milliards $, selon un communiqué du ministère. Le gouvernement mexicain a déjà reçu une offre pour le projet. Le pays vise à publier en décembre les conditions initiales de l’appel d’offres pour construire et exploiter le réseau.

http://french.china.org.cn/business/txt/2014-11/25/content_34148450.htm

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