Tennis. Cornet en Inde : «J’ai gagné ce que je gagne en deux mois de tournois»

 dans News France

La n°1 française a, elle, participé à la CTL (Champions Tennis League) du 17 au 26 novembre en Inde.

La Niçoise de 24 ans nous a expliqué comment elle a joint l’utile à l’agréable en acceptant de jouer cette exhibition à la fin d’une saison qui l’a vu revenir dans le top 20 mondial (19e).

Propos recueillis par Pascal Dronne

(Inde), le 23 novembre. Alizé Cornet a disputé la Champions Tennis League sous les couleurs des Mumbai Tennis Masters. AFP/Indranil Mijkherjee

cornet tennis

Quels éléments vous ont convaincu de participer à la CTL ?
Alizé Cornet. Déjà, c’était plutôt bien payé. Ce n’est pas la folie comme la ligue asiatique (ndlr : l’IPTL) qui est vraiment extrêmement bien payée. Puis c’était une opportunité d’aller en Inde à la fin de mes vacances. Je pouvais faire d’une pierre deux coups : jouer au tennis et découvrir un pays. Enfin, cela durait seulement dix jours. Si ça avait empiété pas sur la période foncière, j’aurais tout de suite refusé.

Combien avez-vous gagné ?
Par rapport à mon année, ça fait un bon revenu pour deux mois (ndlr : novembre et décembre) où je n’en ai pas habituellement. J’ai gagné ce que je gagne en deux mois de tournois.

Par rapport à votre prize money de 2014, cela représente combien ? (ndlr : elle a accumulé environ 930 000 € de gains en tournois cette année, montant duquel «il faut enlever 37 %», précise la joueuse)
Un peu moins de 10 % de mon prize money annuel.

Beaucoup se plaignent d’un calendrier trop chargé. N’est-ce pas paradoxal par conséquent de jouer ce genre d’exhibitions ?
J’ai fini l’année début novembre. Mais j’ai eu le temps de me poser. A la différence des joueurs de foot, nous n’avons pas de salaires. Je suis top 20 mais en novembre-décembre, si je n’allais pas gagner ma vie quelque part, je n’aurais aucun revenu car il n’y a pas de tournoi. Pour l’IPTL, l’argent n’est pas le plus important car ceux qui y participent sont top 10 ou top 5 et gagnent déjà très bien leur vie. Pour des joueurs comme moi, c’est intéressant de pouvoir finir l’année en ayant quand même un «salaire». Certains se plaignent du calendrier mais continuent à jouer car c’est leur gagne-pain. Ils n’ont pas le choix.

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