En Inde, Cindy Gélineau a soigné des Intouchables

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Au poste régulation, dans un village près de Pondichéry, Cindy Gélineau prend la température d’une petite fille.

En octobre dernier, Cindy Gélineau, originaire de La Pouëze (Maine-et-Loire), a participé à une mission humanitaire à Pondichéry, en assistant les médecins locaux.

Elle voulait voir du pays. Toucher du doigt une autre réalité. Peut-être plus brute, moins confortable. Plus enrichissante, aussi. Après ses études en puériculture, Cindy Gélineau voulait faire de l’humanitaire.

Un jour, cette Pouëzéenne de 22 ans a pris son destin en main. Un projet commun, préparé avec trois autres copines de promotion, qui a germé au mois de mai 2014. Les filles ont trouvé leur cause le plus simplement du monde. « On a cherché sur internet. On a finalement trouvé l’association Mission humanitaire, qui propose de partir aux quatre coins du monde, et on a envoyé CV et lettre de motivation. »

Chaque jour, un village différent

Une motivation et une résistance psychique, que des psychologues ont ensuite évaluées grâce à un questionnaire et un entretien. Résultat ? « On a été acceptées toutes les quatre ! » Alors, le 18 octobre dernier, direction l’Inde, pour quinze jours en immersion totale ! « C’était une mission 100 % médicale, raconte Cindy. Nous, les bénévoles, étions les assistants des médecins indiens. L’association est basée à Pondichéry mais chaque jour, nous étions dans un village différent. Pas à plus de deux heures de route de la ville. »

Là-bas, Cindy est au contact des gens les plus démunis du pays. Ceux de la caste des Intouchables. Une population pauvre, voire indigente, repoussée aux frontières des villages. Elle ne peut se mélanger à d’autres castes et vit en circuit fermé, sans espoir de quitter le village ni d’accéder à certains métiers…

« Les gens travaillent dans les rizières. Ils ont le dos cassé, vivent toujours pieds nus. » Pourtant, chaque matin, quand elle arrive dans un nouveau village, Cindy ne voit pas le désespoir sur le visage des enfants. Mais de larges sourires, de la gentillesse et de la curiosité.

« Riches humainement »

« Ils nous escortaient dans le village. On était comme des bêtes curieuses. Ils voulaient qu’on leur serre la main. Pour beaucoup, c’était la première fois qu’ils voyaient des blancs ! »

Toute la journée, la mission médicale se déroule dans une classe d’école. « On devait noter le nom de la maladie diagnostiquée par le médecin. Puis délivrer le médicament. » Au poste régulation, on pèse, on mesure et on prend la température.

« J’ai vu des enfants se trimballer avec le sourire, par 40° de fièvre… L’homme le plus maigre que j’ai vu faisait 35 kg pour 1 m 70. Mais leur dentition est propre : ils se brossent les dents avec une racine de canne à sucre. »

Pour communiquer, l’anglais est de mise. Il est parlé par les enfants à partir de 11 ans, même si la langue principale est le tamoul. A la fin de chaque mission, l’équipe médicale fait quelques dons, puis reprend la route pour Pondichéry.

De ces quinze jours, Cindy retiendra surtout… les autres. Ces autres qui ont élargi son horizon, l’ont enrichie. « Ils sont très beaux… Ils sont pauvres, mais riches humainement. Rien qu’avec le sourire des enfants, on est vite récompensé. »

http://jactiv.ouest-france.fr/ils-sactivent/initiatives/inde-cindy-gelineau-soigne-intouchables-40255

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