Run The Rann, du 6 au 9 février 2015 à Dholavira (Inde)

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Gaël Couturier, ultra-runner et triathlète depuis plus de vingt ans (7 fois finisher d’Ironman, 5 fois du Marathon des Sables, 4 fois de l’UTMB et du Grand Raid de la Réunion), ancien rédacteur en chef de Runner’s World, est organisateur de course depuis 2013. Il présente Run The Rann, qui aura lieu du 6 au 9 février 2015 à Dholavira, au nord de l’Inde.

run the rann

Du 6 au 9 février 2015, plus de 150 athlètes venus du monde entier (Etats-Unis, Angleterre, France, Inde…) fouleront l’un des plus beaux et anciens endroits du nord de l’Inde, sur une île, à Dholavira, dans le désert de Kutch.
Au menu de la deuxième édition de Run The Rann : un semi-marathon, un marathon, un 101 kilomètres et un 161 kilomètres pour les plus ambitieux. Sur trois jours, les concurrents parcourront les anciennes ruines de Dholavira, vieille de 5 000 ans et exploreront l’île.

Lepape-info : Gaël Couturier, vous êtes le directeur de la course. Quelles seront les principales difficultés pour les participants ?

Gaël Couturier : Il faut qu’ils s’attendent à l’enfer ! Un désert de sel, des épines, des animaux sauvages et une chaleur extrême, jusqu’à 50° ! La nuit, les plus grosses difficultés se trouveront sur l’île même à cause des épines qui vous lacèrent les avant-bras et les jambes, et des descentes assez techniques. Pendant la journée, ce sont vraiment les kilomètres sur le sel qui seront les plus durs à affronter (soit environ 60 kilomètres pour les coureurs du 161 km).

Lepape-info : Pourquoi ce nouveau parcours de 161 kilomètres ?

G.C. : Je précise d’abord que le chiffre 1 a une connotation spéciale en Inde, c’est comme un porte-bonheur, d’où les 101 et 161 kilomètres. J’ai toujours voulu une distance plus longue, qui rejoindrait celles des courses les plus populaires du monde comme la Hard Rock 100, la Western States, l’UTMB ou l’UTMF. Si vous voulez qu’une course d’aventure comme celle-là grandisse au niveau international, il faut qu’elle soit longue et difficile. J’ai l’ambition d’en faire l’un des événements majeur du calendrier Ultra Trail World Tour dans les 5 ans à venir (la course ne fait pas encore partie du calendrier UTWT, ndlr), un événement pour lequel les gens sont prêts à traverser la moitié du globe comme ils le font pour l’UTMB par exemple.

Lepape-info : Pourquoi le désert de Kutch ?

G.C. : Imaginez une île d’environ 50 km sur 75, constituée uniquement de pierres, de terre, de poussière et de sable, entourée d’un désert de sel blanc à la chaleur étouffante. A 6-7h d’Ahmedabad (la 6ème ville du pays où sont basés les bureaux de l’organisation, ndlr), cet endroit n’est pas seulement une sorte de sanctuaire sauvage mais aussi le désert le plus chaud d’Inde. Et c’est un désert de sel. Ce terrain est particulier et éprouvant, c’est comme courir sur de la neige chauffée à plus de 30°C ! La faune est également incroyable, j’ai personnellement croisé beaucoup d’animaux pendant les reconnaissances : des lézards énormes, des vipères et des cobras très dangereux, un porc-épic un peu effrayé ou encore quelque chose qui ressemblait à une hyène ou un chacal.
Ce que j’adore également, ce sont les gens qui vivent là-bas. Ils montrent beaucoup de respect pour nos participants car ils savent à quel point il est difficile de survivre à cet endroit. Pour moi qui ai vécu la plus grande part de ma vie dans de grandes métropoles, c’est une belle leçon pour rester humble et tout simplement heureux

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