Des collégiens rénovent un orphelinat en Inde

 dans News France

Du 20 février au 10 mars dernier, 15 collégiens de l’ensemble scolaire Vitagliano d’Apprentis d’Auteuil, situé à Marseille, sont partis rénover un orphelinat dans le sud de l’Inde.

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L’oeuvre sociale Sneha Palladam, dans laquelle les jeunes de Vitagliano
ont été logés tout au long de leur séjour © Apprentis d’Auteuil

Depuis une dizaine d’années, les établissements d’Apprentis d’Auteuil organisent des chantiers internationaux à travers le monde. Pour les adolescents qui participent à ces actions éducatives de solidarité internationale, c’est souvent l’occasion de franchir une étape dans leur cheminement. Ils s’ouvrent à la différence au contact d’autres jeunes issus, comme eux, d’associations engagées auprès de la jeunesse en difficulté.

S’ouvrir aux autres

Quinze adolescents de l’ensemble scolaire Vitagliano, qui accueille des enfants de 6 à 16 ans au sein d’un groupe scolaire et d’un internat à Marseille, sont ainsi partis, du 29 février au 10 mars dernier, aider à la rénovation des sanitaires d’un orphelinat à Coimbatore, dans le sud de l’ Inde (Etat du Tamil Nadu).

Un projet mis en place avec la Congrégation des Soeurs de la Présentation de Marie, dont trois représentantes (indiennes), envoyées en mission en France, vivent toute l’année sur place, au sein du groupe scolaire marseillais.

L’objectif était de découvrir une autre culture et de créer du lien avec 15 jeunes indiennes de milieux défavorisés, accueillies sur place, en partageant leur quotidien.

Le temps de l’échange, les jeunes français logeaient à une trentaine de kilomètres de l’orphelinat, dans une (autre) oeuvre sociale de la Congrégation.

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Quelques pensionnaires de l’orphelinat de Coimbatore
© Apprentis d’Auteuil

 Les vertus du voyage

Voyager permet de découvrir d’autres valeurs, explique Catherine Saraiva, directrice adjointe. On rencontre des êtres humains, sources d’émerveillement. On fait des découvertes qui nous transforment. On apprend aussi à vivre et à se comporter différemment. C’est pour ces raisons que nous avons décidé de lancer un chantier avec Soeur Viola, responsable de la communauté, à la suite d’un échange informel.

Au fil des mois, une dizaine d’adultes motivés par le projet se rassemblent, toutes professions confondues. Avec des parents et des bénévoles, ils se mobilisent pour soutenir le projet et récolter des fonds. De leur côté, les soeurs passent chaque semaine dans les classes pour sensibiliser les élèves à la culture indienne.

Avant le départ, j’étais un peu inquiète, souligne soeur Viola, chef de chantier. Pour nous, mettre en place ce projet était une grande première. Nous ne savions pas trop comment les jeunes allaient réagir. Dès le premier soir, en voyant les sourires et la joie de chacun, nous avons été complètement rassurées. Tous les enfants sont rentrés transformés !

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