L’Inde pourrait se porter candidat pour accueillir les JO de 2024

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Le Brésil accueillera les Jeux en 2016, avant que la flamme olympique ne s’installe à Tokyo en 2020

L’Inde pourrait soumettre sa candidature pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024, près de sept décennies après son indépendance, rapporte samedi The Guardian.

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Selon les médias locaux, le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a remporté une victoire écrasante aux élections législatives l’an dernier, tient particulièrement à accueillir les Jeux Olympiques.

Il rencontrera le président du Comité international olympique Thomas Bach ce mois-ci à Delhi.

Le journal The Times of India, qui cite une « source officielle », confirme que « le gouvernement étudie l’opportunité pour l’Inde accueillir les Jeux Olympiques ».

Cependant, la source a confié au journal que le Premier ministre avait clairement fait savoir qu’il « ne voulait pas d’une répétition des Jeux du Commonwealth de 2010, et qu’il souhaitait connaître les coûts, les implications financières et les autres détails » liés à l’organisation d’un tel événement.

Les Jeux du Commonwealth organisés à Delhi il y a cinq ans avaient été entachés par d’importants scandales de corruption.

Les autorités avaient également été critiquées car les projets d’infrastructure n’avaient pas été terminés dans les délais. Les athlètes s’étaient plaints de leur logement, et les dépenses avaient explosé.

Le coùt total de l’événement n’a jamais été déterminé avec précision, mais certains évoquent le chiffre de 10 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros), selon certaines estimations.

L’Association olympique indienne a été suspendue en décembre 2012 pour 14 mois, pour avoir enfreint la charte olympique en élisant des représentants accusés de corruption, suite aux Jeux du Commonwealth. L’interdiction n’a été levée qu’en février de l’année dernière.

En signe de protestation, certains athlètes indiens avaient concouru aux derniers Jeux d’hiver de Sotchi sous le drapeau du CIO.

Selon le professeur Boria Majumdar, historien du sport, l’importante augmentation du nombre d’accréditations délivrés aux journalistes indiens lors des Jeux olympiques de Londres a montré à quel point l’intérêt pour les Jeux Olympiques s’était développé dans le pays au cours des dernières années.

Peuplé de 1,3 milliard d’habitants, l’Inde a remporté six médailles lors des JO de Londres.

Le Brésil accueillera les Jeux en 2016, avant que la flamme olympique ne s’installe à Tokyo en 2020. Rome, Boston et Hambourg se sont déjà déclarés candidats pour 2024.

Nairobi, Casablanca, Doha, Bangkok, Paris et Saint-Pétersbourg pourraient également soumettre leur candidature.

Le gagnant sera annoncé en septembre 2017.

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/66572-150404-l-inde-pourrait-se-porter-candidat-pour-accueillir-les-jo-de-2024

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C’est une autre version des Jeux olympiques qui vient d’être inaugurée en Inde, beaucoup moins joyeuse : les JO des victimes de la catastrophe industrielle de Bhopal. Dans cette ville, l’explosion d’une usine chimique, en 1984, avait causé la mort de plus de 15 000 personnes. Et le lien avec les vrais Jeux olympiques ne s’arrête pas là, puisque l’entreprise qui possède le site a été vendue depuis à un géant des produits chimiques, Dow Chemical, un groupe américain, qui est l’un des sponsors officiels des Jeux de Londres. A Bhopal, les familles de victimes condamnent depuis un an ce partenariat et exigent la décontamination du site.

Avec notre correspondant à Bombay, Sébastien Farcis

Ils se sont élancés, eux aussi, pour remporter une médaille. Mais ils l’ont fait en chaise roulante ou aidés d’une personne pour guider leurs jambes faibles. Car les 120 enfants des Jeux olympiques de Bhopal sont tous handicapés, victimes d’avoir simplement bu l’eau du robinet.

Rachna Dhingra est membre du groupe d’information et d’action : « Plus de 25 000 tonnes de déchets toxiques sont toujours entreposés dans l’usine. Ces produits fuient et rentrent dans la nappe phréatique. Les enfants qui boivent l’eau des environs souffrent donc de paralysie cérébrale ou d’atrophie de leurs membres. »

La multinationale américaine Dow Chemical a racheté en 2001 le capital de la compagnie propriétaire du site de Bhopal, mais pas cette usine en tant que telle. Elle estime donc ne pas être responsable des conséquences de cet accident. L’argument est irrecevable pour les victimes.

« Nous avons besoin qu’une étude sérieuse soit faite pour savoir comment évacuer ces déchets. Cela ne demanderait pas des efforts surhumains, mais cette compagnie et notre propre gouvernement doivent se mobiliser pour le faire afin d’éviter de faire de nouvelles victimes »,  s’insurge Rachna Dingra.

Le Comité international olympique (CIO) a signé en 2010 un partenariat de dix ans avec Dow Chemical, et affirme soutenir la position de cette compagnie.

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