Bloqués en Inde, les sauveteurs français pour le Népal ont commencé à manger les vivres emportés

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Sharkamalpindi – Interdits de se poser au Népal, pour des problèmes de place et de résistance des pistes du petit aéroport de Katmandou, la capitale dévastée du pays, plusieurs appareils de toutes nationalités, dont des français, ont dû se poser sur l’ancien aéroport militaire de Sharkamalpindi, dans le nord de l’Inde, et y attendre que les conditions leur permettent de livrer matériel et vivres emmenées depuis la France.

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Après quatre jours sur place, sans avoir eux-mêmes le moindre équipement pour se loger car ne devant rester que quelques heures avant de repartir, les sauveteurs n’ont eu d’autres choix que de commencer à manger les provisions emportées et se servir dans les équipements de survie pour assurer la leur, à cause des conditions climatiques difficiles dans ce nord de l’Inde, des hauts plateaux, particulièrement pluvieux et froids. Ce qui n’était que quelques emprunts dans les vivres sur les palettes est rapidement devenu le seul moyen de subsistance des 80 personnes du détachement français que l’armée indienne a également interdit de sortir de la zone des pistes pour des raisons d’autorisations oubliées. Toutefois, dans le cas où finalement, des camions pourraient venir chercher tout ce qui avait été emmené pour porter assistance aux népalais après la catastrophe qui les a touchés, les avions ont été vidés et tout a été dispersé autour des pistes et des parkings. Après plusieurs jours d’attente sans résultats, une fête a été organisée par plusieurs organisations de secours internationales et toutes les vivres à durée de conservation réduite ont alors été consommées. S’étant aussi rendu compte que beaucoup de lot de boites de conserve contenaient du bœuf, et que la viande de cet animal ne peut être consommée par une majorité de népalais de religion hindouiste, plusieurs barbecues ont alors été dressés afin de profiter de cette erreur et faire ainsi disparaître l’objet d’un éventuel litige.

Après avoir appris que le gouvernement népalais fermait son aéroport international à Katmandou, le gouvernement français a demandé aux avions et aux équipes de revenir en France sur le champ. Il leur a été demandé de ramener les denrées périmées afin qu’elles puissent être envoyées aux soldats en Centrafrique. Les organisations ont laissé des tracts sur place afin que l’on sache qu’elles sont venues et que leurs donateurs ne cessent pas d’envoyer des dons, dans le cas où des équipes de télévision françaises feraient des reportages à Sharkamalpindi.

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