Investir en Inde : les 10 secteurs porteurs, les 5 raisons d’y aller

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Par Aurélie M’Bida – Publié le 11 juin 2015, à 17h29

ANALYSE  Avec le taux de croissance le plus élevé des BRICS et un fort développement, l’Inde se présente comme un pays attractif pour bon nombre d’industriels français. Business France a réalisé une infographie, sorte de carte d’identité économique de l’Inde, qui fait ressortir les principaux secteurs porteurs et les raisons pour y investir, s’installer ou se développer.

Plus de 300 000 emplois créés par la France en Inde, 1 051 implantations françaises en Inde, dont 400 sociétés mères. Tels sont les chiffres avancés par Business France, l’agence chargée d’accompagner le développement international des entreprises et renforcer l’attractivité de la France, dans son infographie publiée ce jeudi 11 juin. Une occasion supplémentaire de se pencher sur ce nouveau pays industrialisé dont l’économie en plein essor séduit nombre d’industriels français candidats à l’investissement, l’installation et au développement. Quels sont les secteurs industriels porteurs en Inde ? Et pourquoi les entreprises françaises ont-elles tout intérêt à s’intéresser à ce marché ? Les réponses de Business France.

10 secteurs industriels porteurs

Les télécoms – avec 833 millions de connexions mobiles actives en 2014, l’Inde se présente comme le deuxième marché mondial en volume. Neuf milliards d’Apps mobiles devraient être téléchargées en 2015, soit cinq fois plus qu’en 2012. Dès 2013, Apple a mis en place des partenariats avec les chaînes de distribution indiennes afin de multiplier ses points de vente et de développer son propre réseau de distribution. Grignotant ainsi quelques parts de marché à son principal concurrent Samsung.

Les énergies renouvelables – avec 35% de croissance annuelle pour le marché solaire indien et un objectif de 100 GW installés en 2020 (contre 3 GW actuellement). L’Inde se positionne en outre sur la troisième place sur le marché mondial des énergies renouvelables en termes d’attractivité des investissements.

Les infrastructures – avec 103 milliards de dollars d’investissements prévus sur la période 2012-2017 dans le ferroviaire et les transports urbains. Par ailleurs, 15 métros à ce jour sont en phase d’AO ou de construction en Inde. Depuis juin 2014, deux opérateurs français, RATP Dev et Transdev réunis au sein d’une coentreprise sur toute l’Asie, se sont installés à Mumbai et exploitent la première ligne de métro qui n’est pas gérée par une société indienne.

La santé – avec un taux de croissance du secteur estimé à 15% jusqu’en 2018, sachant que 70% des besoins en dispositifs médicaux de l’Inde sont satisfaits par des matériaux importés.

L’automobile – avec 3,8 millions de véhicules produits en 2014, l’Inde est actuellement le 6ème producteur mondial. Le potentiel du marché est évalué à 115 milliards de dollars pour 2016, et le pays devrait se classer 3ème sur le marché automobile en 2020 derrière la Chine et les Etats-Unis. Renault ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Le constructeur français a dévoilé en Inde fin mai, la Kwid un véhicule low-cost très disruptif en terme de conception. La Kwid sera commercialisée en priorité sur le marché indien et inaugure un nouveau chapitre de la stratégie de Renault dans les véhicules à bas coûts.

L’agroalimentaire – avec 13% de hausse des importations indiennes de produits alimentaires en 2014. La demande intérieure en termes de produits transformés est grandissante.

L’électronique – avec 66% de la demande en produits finis qui est satisfaite par des biens importés. L’électronique représente le troisième poste d’importation en Inde.

La pharmacie – avec une entrée prévue dans le top 10 mondial de l’industrie pharmaceutique indienne d’ici à 2020, ce qui devrait représenter 45 milliards de dollars.

Le numérique (hors-télécoms) – avec 77 millions de smartphones vendus en 2014 et 300 millions d’internautes, soit le deuxième marché mondial en flux.

Les technologies innovantes – avec une première place mondiale en termes d’externalisation de services de R&D et une quatrième position s’agissant de l’écosystème de start-up technologiques au monde. Ainsi en 2014, l’équipementier télécoms hexagonal, Alcatel-Lucent a choisi d’externaliser ses activités de R&D dans les anciennes générations de réseau mobile – 2G et 3G – chez un partenaire indien, HCL.

http://www.usinenouvelle.com/editorial/investir-en-inde-les-10-secteurs-porteurs-les-5-raisons-d-y-aller.N335116

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