Ces Oisiens du bout du monde : Alexandre construit sa réussite en Inde

 dans News Inde

A seulement 34 ans, Alexandre Souter a presque déjà vécu plusieurs vies, voyageant et séjournant sur plusieurs continents. Aujourd’hui installé à New Delhi en Inde, ce chef d’entreprise d’origine Franco écossaise a démarré ce brillant parcours dans l’Oise, à Vineuil-Saint-Firmin, à deux pas du château de Chantilly

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« Je suis né à Paris, mais ma famille s’est installée à Vineuil lorsque j’avais 2 ans, raconte Alexandre. J’ai fait toutes mes études dans le coin, la primaire à Vineuil, collège et lycée à Chantilly où j’ai passé mon bac S. » Déjà, à cette époque, le système scolaire français paraît trop réducteur à Alexandre qui part pour l’Écosse poursuivre son cursus dans la prestigieuse université de Saint-Andrews. « Je ne voulais pas être enfermé dans la seule voie scientifique parce que j’avais passé un bac scientifique, argumente-t-il. En Écosse, j’ai étudié notamment la littérature et la civilisation du monde musulman. »

Le goût des voyages est déjà bien ancré chez le jeune Oisien qui mène des missions pour les Nations Unies en Égypte ou en Iran. Il se voit alors accomplir sa carrière dans l’humanitaire, mais le destin le mène vers Londres en Angleterre où il intègre pendant quatre ans un cabinet de conseil. « En 2010, j’ai mené une mission de six mois en Inde dans le cadre de mon travail », indique Alexandre. Le coup de foudre est instantané. « J’ai trouvé le pays et sa culture fascinants. New Delhi est une ville où l’on peut apprendre quelque chose de nouveau tous les jours. »

Aussi, au lieu d’enchaîner avec une autre mission qui devait l’emmener à Washington aux États-Unis, Alexandre Souter démissionne et s’installe définitivement en Inde. En 2012, avec un collègue indien, il fonde Bootstrapp, une start-up dont l’activité consiste à récupérer tablettes, smartphones et jeux vidéo d’occasions pour les remettre en état et les revendre. Avec une dizaine de salariés et l’apport d’investisseurs séduits par l’activité, le succès est indéniable. Alexandre n’en a pas oublié l’Oise pour autant. « Cela reste ma maison, confirme l’entrepreneur. Mon père et mon frère habitent toujours à Vineuil, et je suis venu célébrer une partie de mon mariage l’an passé à Gouvieux. J’essaie de revenir au moins une fois ou deux par an. »

Avant peut-être de revenir de manière définitive. Mais avant cela, l’aventureux Alexandre a encore mille projets à mener à bien.

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