Hébécourt Corinne Carré de retour d’un voyage humanitaire en Inde

 dans News France

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Vous rentrez d’un été que vous avez décidé de consacrer à un voyage humanitaire. Qu’est-ce qui a été à l’origine de ce projet ?

Depuis de nombreuses années j’avais envie de donner un peu de mon temps aux autres en partant à la rencontre d’une culture différente de la mienne et de populations avec lesquelles je pourrais échanger sur nos façons de vivre et de concevoir le monde. Mes contraintes familiales et professionnelles m’ont amenée à devoir repousser ce projet d’années en années. Le financement de ce type de missions était aussi un véritable frein. C’est pour ça qu’au mois de septembre l’année dernière j’ai décidé avec un ami et mon fils de créer l’association « Chantiers d’Avenir ». L’idée était de pouvoir à travers la réalisation d’actions, collecter des fonds pour partir en chantier de solidarité en France ou à l’étranger pour des projets de développement en partenariat avec des associations locales.

Racontez-nous votre itinéraire estival. Qu’avez-vous entrepris pendant que d’autres entretenaient leur bronzage au bord des plages ?

Mon choix de destination s’est porté sur l’Inde et plus particulièrement sur le Tamil Nadu, un état du sud du pays. Pendant trois semaines, j’ai partagé mon quotidien avec des garçons de 12 à 16 ans qui vivaient dans un orphelinat et qui tous étaient porteurs d’une histoire familiale compliquée. Certains avaient perdu leur famille lors du Tsunami, d’autres n’avaient plus qu’un seul parent ou leurs parents étaient emprisonnés à vie ou encore avaient été tués. Sur place, nous étions deux bénévoles françaises et nous avions comme mission de réaliser un jardin potager et beaucoup d’autres activités avec les enfants comme de la peinture, des jeux, du dessin…

Que retenez-vous de cette expérience ? Qu’est-ce qui a été pour vous le plus enrichissant ?

Cette expérience a changé ma façon de voir les choses et restera toujours gravée en moi. En partant, je pensais que j’allais pouvoir apporter aux enfants beaucoup de choses et au fil des jours passés sur place, je me suis aperçue qu’ils m’apportaient bien plus que ce que je pouvais leur donner. Ils adoraient communiquer avec nous particulièrement sur leur culture.

Que conseillez-vous à ceux qui comme vous voudraient se lancer dans ce type de voyage solidaire ?

Ce qui compte avant tout dans ce type d’expérience c’est d’avoir une profonde envie d’aller à la rencontre de ce qu’on ne connaît pas. L’âge n’a rien à voir là-dedans, on a tort de penser que ce type de voyage serait prioritairement pour les jeunes. Après, le fait d’avoir des compétences spécifiques n’est pas forcément une condition indispensable au départ non plus. L’essentiel est d’avoir une bonne capacité d’adaptation et d’être prêt à vivre une vraie aventure.

Pensez-vous repartir bientôt ?

Pour l’instant nous sommes en train de réfléchir aux projets que l’association pourrait soutenir pour l’été prochain, il n’y a pas encore de destinations ni de bénévoles choisis. S’il y a des gens qui auraient envie de partir en chantier de solidarité, il ne faut qu’ils hésitent à nous contacter. Nous avons déjà commencé à collecter des fonds notamment en déposant chez les commerçants des présentoirs avec des brochettes de bonbons vendues 1 euro l’unité. Les commerçants qui souhaiteraient en accueillir dans leurs boutiques peuvent aussi prendre contact avec nous.

• Pour contacter l’association Chantiers d’Avenir : chantiersdavenir@yahoo.fr. La page Facebook de l’association en cliquant ici

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