Mieux prévoir la mousson en Inde, la promesse d’un institut allemand

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Un agriculteur indien entretient ses champs après la mousson, à Phafamau, près d’Allahabad, le 7 juillet 2015 (AFP/Sanjay Kanojia)

Un institut allemand a dévoilé mercredi un modèle visant à mieux prévoir les dates de la mousson en Inde, saison de fortes pluies cruciale pour les récoltes mais rendue plus erratique par le réchauffement climatique.
« Nous pouvons prévoir le début de la mousson indienne deux semaines plus tôt, et sa fin six semaines plus tôt qu’auparavant », assure dans un communiqué Veronika Stolbova, qui a coécrit cette étude de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK).

Le PIK s’est focalisé sur l’analyse de « précurseurs » de la mousson, c’est-à-dire de données météorologiques régionales qui annoncent la saison pluvieuse, qui court souvent entre juin et septembre.
« Nous avons découvert que, dans le nord du Pakistan ou les Ghats orientaux », une chaîne de montagnes érodées de l’est de l’Inde, « des changements de températures et d’humidité marquent une transition essentielle vers la mousson », poursuit Mme Stolbova.
Pour Jürgen Kurths, coresponsable de cette étude publiée dans « Geophysical Research Letters », le climat fonctionne « comme un réseau, exactement comme les réseaux sociaux que tant de gens utilisent dans leur vie quotidienne ».
« Sur Facebook ou Twitter, vous pouvez voir comment les nouvelles se répandent (…) Dans le système climatique, ce ne sont pas des gens mais des régions géographiques qui communiquent », échangeant température ou humidité transportées par les vents, poursuit-il.
Testant leur modèle sur les données historiques, les chercheurs de Potsdam, près de Berlin, ont pu prédire le début des moussons passées avec « plus de 70% » de réussite et la fin avec « plus de 80% », selon le PIK.

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Ils ont « notablement amélioré » la pertinence des résultats dans les années marquées par le phénomène climatique El Nino, qui affecte à la fois les dates de la mousson et la capacité de les prévoir.
Après deux années de faible mousson, plus d’un quart de la population souffre de la sécheresse en Inde, soit quelque 330 millions de personnes réparties sur 10 Etats, a indiqué mardi le gouvernement indien.
Les récits de familles et d’agriculteurs contraints de parcourir de longues distances pour trouver de l’eau font les gros titres de la presse indienne.

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