Fête d’automne et Assemblée Générale 25 novembre

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La Fête d’automne s’est tenue le 25 novembre 2017 avec l’Assemblée Générale, la présentation des Activités de l’association, spectacle Musique soufie et Dervish Spirit, conférence L’Inde et le soufisme, et Repas indien.

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Conférence  : L’Inde et le soufisme

Laurence Lécuyer est anthropologue ethnologue, enseignante à l’INALCO des méthodes et des problématiques de l’anthropologie liées plus spécifiquement au monde indien, où elle séjourne une partie de l’année tous les ans depuis 15 ans.

Laurence Lecuyer, conférence sur le Soufisme

Extraits de la conférence

Le soufisme, définition

Le soufisme est la partie ésotérique de l’islam, il en est le cœur, permet une relation directe avec le divin et est intrinsèque à toute tradition religieuse. Il n’exclut pas l’aspect extérieur, exotérique, fait de lois, de dogmes, de rites, mais il permet à la fois d’établir la connexion entre les lois et les raisons pour lesquelles on les applique et notre relation plus intuitive au sacré.
Toutes les traditions religieuses connues contiennent leurs mystiques, c’est-à-dire, en quête de vérité. Mais l’expérience de cette quête est difficilement traduisible en mots, ce qui a donné naissance à la poésie mystique et aux chants dévotionnels afin d’essayer de traduire ces expériences du divin.
L’histoire de l’Inde est très fortement marquée par des mystiques à toute époque appartenant tant à l’islam, qu’à l’hindouisme, au jaïnisme, au bouddhisme ou au sikhisme, et par la poésie mystique hindiphone, ourdouphone ou persanophone : retenons Mohammad Iqbal, Amir Khusrau ou encore Kabir.
Le Prophète de l’islam a émigré de la Mecque à Médine afin d’organiser sa communauté et la défendre comme ses opposants. Il a toujours vécu une vie d’ascèse et de pauvreté. Ses compagnons également.
Les soufis font partie de l’islam depuis le début mais le soufisme s’est formalisée comme doctrine au fil du temps et des événements, lorsque les événements extérieurs, les conversions massives à l’islam et la prééminence de l’aspect dogmatique ont fait émerger la nécessité de revenir au cœur de l’islam, à sa quête originelle : la réalité de Dieu et la quête spirituelle de l’homme.
La région du Khorasan, dans l’Iran actuel, a vu naître un nombre impressionnant de soufis. Parmi eux, Abu Yazid Tayfur ibn ‘Isa ibn Surushan of Bastam, plus communément appelé Bayazid. Son grand-père était zoroastrien, et son père un leader de la ville de Bistam. Il prit la route et se livra à des pratiques d’ascétisme intense. Durant ses 30 ans de pérégrination, il dit avoir rencontré 113 maîtres spirituels. L’histoire relève ces voyages comme des légendes, car il n’aurait pas bougé de Bistam. Ses enseignements sont basés sur la doctrine de l’Unité, et sur l’anéantissement de l’être dans l’unité, la disparition de la dualité une fois que l’égo, l’être déterminé, se dissout pour ne faire qu’un avec l’unité divine. L’être ne devient qu’un récipient suffisamment poli pour recevoir la lumière du divin. C’est la théorie du fanaa, que les hindous appellent le nirvana, et de la non-dualité de l’être au final, que les hindous appellent l’Advaita Vedanta, qui est un développement philosophique parmi d’autres qui s’est fondu et entremêlé avec les enseignements des soufis.
Le but suprême de Bayazid était de se débarrasser des obstacles qui le séparaient du divin.
Dans son expérience de dissolution, il vit que tout n’était qu’illusion et qu’il n’y avait pas d’autre réalité que le divin.
La théorie du fanaa (totale destruction de l’égo qui s’abîme en Dieu) de Abuyazid n’est pas le seul point commun avec les enseignements des Upanishads.
Il développa également une théorie du contrôle du souffle, qui avait également un rapport avec le monde indien.
Le soufisme commença à prendre réellement forme après la mort de Shibli. Les batailles principales des soufis étaient l’hypocrisie et la concupiscence, qui selon eux étaient des formes latentes de polythéisme. S’opéra progressivement une division entre les uléma, les docteurs de la loi (que les soufis accusaient d’être trop formaliste et d’oublier le fond) et les soufis (que les ulémas accusaient de négliger la forme).
Les soufis considèrent le cœur comme un organe spirituel, lorsqu’il est illuminé, il devient un miroir dans lequel se reflètent les théophanies. C’est pourquoi les soufis développèrent différentes pratiques visant à la purification du cœur à laquelle Al Ghazali consacra son œuvre : le dhikr ou la répétition (et le rappel) des noms d’Allah, le jeûne…etc.
Pour les soufis, ce n’est pas le fait de porter des vêtements de laine ou de vivre une vie d’ascèse qui mène à la réalisation des attributs divins et l’anéantissement de l’égo, mais le travail du cœur. Le langage poétique autour de l’amour divin emploie des métaphores du lexique amoureux. Le dévot est associé à la femme ou aux propriétés féminines, son âme devient l’amante du divin.
L’ascétisme des mystiques ne les coupèrent pas de la société civile et religieuse.
Durant les deux premiers siècles de l’islam, les soufis ont commencé à s’organiser en confréries, organisées autour de maîtres spirituels. La transformation du soufisme en un mouvement religieux organisé durant les 11e et 12e siècles coïncident avec l’apparition de textes dans lesquels les codes soufis sont codifiés et substantivés.
La confrérie principale qui a établi les ordres soufis en Inde est la confrérie Chistiya, qui ets résolument une confrérie pan indienne même si elle trouve son origine dans la ville de Chisti en Afghanistan. Les villes de Herat, Chisht et Jam étaient des grands centres pour les soufis des autres parties du monde musulman.
De Khwaja Mu’inu’d-Din Chishti découle la création de la confrérie Chistiya, après son installation dans la ville d’Ajmer dans le Rajasthan.


Moinuddin Chisti

Chishtī Muʿīn al-Dīn Ḥasan Sijzī (1142–1236 CE), plus connu sous le nom de Muʿīn al-Dīn Chishtī or Moinuddin Chishti,[4] était un théologien, philosophe, ascète, et mystique de Sistan qui s’est installé dans le sous-continent indien au début du XIIIè siècle. Il y instaura la voie mystique Chishtya, qui devint la confrérie prédominante en Inde et Moinuddin, l’un des saints soufis les plus vénérés. Il s’y rendit après avoir vu le Prophète en rêve qui lui enjoignit d’y être son émissaire.
Sa compassion et sa tolérance envers les pauvres d’Ajmer, la ville du Rajasthan, où il s’est installé et où est aujourd’hui son sanctuaire, lui valut le surnom de Gharib Nawaz, « le sultan des pauvres ».
Il est connu pour avoir autorisé l’utilisation de la musique dans leurs dévotions, liturgies et hymnes à Dieu.
Avec le mouvement de la Bhakti en Inde, la musique est un moyen d’expression de ferveur mystique privilégié en Inde, toutes communautés religieuses confondues.
Son sanctuaire est la dargah d’Ajmer Sharif, lieu de pèlerinage pour les Indiens, mais aussi des personnes venues du Cachemire, d’Asie Centrale, d’Afghanistan, ou d’Indonésie.


Soufisme et Bhakti

En raison des pratiques soufies comme le dhikr, répétition des noms divins, de la place de la poésie mystique, de la musique, du chant et du travail sur le souffle, les mouvements soufis en Inde se sont mélangés, inspirés et ont en retour influencé le mouvement de dévotion rituelle hindoue appelé Bhakti, basé sur l’expression de l’amour du dévot pour le divin sans intermédiaire.
Les soufis, poètes, derviches errants, qui suivaient les marchands ont contribué à l’islamisation de l’Inde et trouvé un écho au sein même des pratiques religieuses indiennes diverses.
Le soufisme dans ses réalités quotidiennes, dans sa pratiques et dans l’organisation sociale qui le sous-tend trouve son expression la plus visible, la plus spectaculaire et la plus accessible dans les sanctuaires des saints soufis qui jalonnent les terres indiennes du nord au sud et d’est en ouest.
Une dargah est un sanctuaire soufi, contenant ou non le corps d’un saint, et auquel un hommage est rendu de façon quotidienne par des rituels spécifiques et une fois par an, par une grande cérémonie rituelle appelée en hindi/ourdou Urs, qui signifie  »noce ».
Une Urs commémore la mort du saint, le jour où il a laissé le véhicule de son corps dans son enveloppe charnelle pour aller rejoindre sa réalité éternelle, le divin.
Cette fête rituelle dure trois jours et trois nuits, pendant lesquels vont être conduits un certain nombre de rites que je vais vous présenter ici.
Tout le monde est bienvenu dans les dargah soufis, qui ne sont pas les seuls apanages des musulmans, ni même des soufis.
Il faut savoir que l’Inde est une terre de nombreux saints, vivants ou morts, auxquels est marqué le respect, qu’ils soient hindous, jaïns, chrétiens, sikhs ou musulmans. Dans les discours, ils sont les piliers de l’Inde.
Un saint musulman, techniquement désigné par le terme arabe walî, est généralement appelé en Inde pîr, terme persan signifiant littéralement un vieillard ; comme son équivalent arabe shaikh, ce terme peut désigner soit un saint mort déjà vénéré, soit un maître soufi encore vivant.
Nizâmu’d-Dîn appartenait à une confrérie d’origine afghane, la Chishtiyya, qui a été la plus spécifiquement indienne, et qui est restée à travers le sultanat de Delhi (1210-1526) et l’empire moghol


Marc Gaborieau, « Un sanctuaire soufi en Inde »

Le familier le plus assidu de Nizâmu’d-Dîn était le grand Amîr Khusrau (1253-1325), poète de cour protégé des sultans, mais aussi disciple préféré de Nizâmu’d-Dîn aux pieds de qui il fut enterré : le saint et le poète fixèrent pour des siècles les standards de la culture indo-persane, combinant un haut niveau de prose et de poésie persane, une sensibilité soufie, et un intérêt certain pour la littérature et les coutumes locales : ils célébraient en particulier la fête hindoue de basant.
Car le soufisme en Inde, comme l’islam plus généralement, a été imbibé des coutumes et des pratiques locales, qu’il a en retour influencé, car ainsi se construisent et s’adaptent par leur nature plastique les religions, les dogmes, les idéologie. Religere = relier.
dargâh – qui signifient littéralement le « seuil » de la maison d’un supérieur – désignent par métonymie l’ensemble du sanctuaire comme objet de respect. Nous sommes ici, en effet, dans le registre du vocabulaire impérial : le saint est le véritable sultan de l’Inde ; son sanctuaire est traité comme un « palais », car c’est ainsi qu’il faut traduire le terme dargâh qui est couramment employé pour désigner Nizamuddin et les sanctuaires similaires


Fonctions de la dargah, un ensemble sociologico-religieux complexe

La dargah de Nizzamuddin Awliya de façon enchevêtrée cinq fonctions principales. C’est d’abord un immense cimetière où sont enterrés non seulement des descendants de la sœur du saint, mais surtout des aristocrates, spécialement des dignitaires et des princes de la dynastie moghole dont les tombes selon les époques sont des mausolées monumentaux ou de modestes enclos ; ces nobles personnages recherchaient la baraka du saint pour s’assurer un repos éternel.
La seconde fonction relève du domaine spirituel : les desservants (sing. khâdim, pl. khuddâm), qui jouent aussi le rôle de guides spirituels ou d’exorcistes, reçoivent leurs visiteurs dans des cellules (hujra) disposées sur le pourtour des tombes.
La troisième fonction est charitable : le dargâh entretient sur les dons des fidèles une cuisine, désignée par le terme persan langar, qui distribue tous les jours aux nécessiteux des repas gratuits.
La quatrième fonction relève du commerce des biens matériels : des boutiques, appartenant aux familles des desservants, vendent aux pèlerins des fleurs et de l’encens pour offrir sur la tombe du saint, et des livres et des images pieuses pour leur édification ; un dispensaire de médecine yûnânî (la médecine grecque adoptée par l’islam) est à disposition des malades.


Des Saints à Allah : rites et expériences mystiques

Du point de vue religieux, le dargâh est un lieu d’intercession (shafâ`at) : la baraka, la grâce d’origine divine, qui imprègne le saint et le sanctuaire, rejaillit sur les fidèles et leur bien-être matériel et spirituel. Le saint joue donc le rôle d’intermédiaire entre Allah et les pèlerins. Mais de quelle façon ? On oppose souvent le rituel canonique de la mosquée, où l’accès au divin est médiatisé par des paroles et des gestes, et l’itinéraire mystique qui donne une intuition immédiate du divin par l’extase. Ce qui est frappant dans un dargâh, c’est que les deux voies vers Dieu coexistent. À Nizamuddin, il n’y a pas, d’un côté, un rituel médiat dont le lieu exclusif serait la mosquée et, de l’autre, une expérience mystique non médiatisée qui se ferait dans le mausolée et la cour ouverte qui s’étend devant sa porte. Non, dans l’espace mystique ainsi délimité – c’est-à-dire le mausolée et la cour qui lui fait face – rites et expérience mystique coexistent.
Ces dévotions se caractérisent d’abord par le lieu et par le temps. Il faut venir prier sur la tombe, lieu imprégné de la baraka du saint ; il s’agit donc d’un pèlerinage. Il y a ensuite une périodicité de ces visites : les plus dévots peuvent se rendre sur la tombe tous les jours, le crépuscule du soir étant le moment le plus favorable ; il y a un premier temps fort chaque semaine, le jeudi soir, en fait la vigile du vendredi, jour sacré de la grande prière.
Mais les véritables sommets de la dévotion sont les quatre grandes fêtes annuelles qui attirent des dizaines, voire des centaines de milliers de fidèles venus de tout le sous-continent indien, Pakistan et Bangladesh compris.
Trois sont proprement islamiques : elles marquent selon le calendrier purement lunaire l’anniversaire de la mort de Nizâmu’d-Dîn, d’Amîr Khusrau et du Prophète Muhammad ; elles sont appelées « noces » (‘urs), car la mort est l’union mystique définitive de l’âme humaine féminisée avec Dieu. La quatrième, dont la date est fixée selon le calendrier luni-solaire de l’Inde, est une fête hindoue de basant qui marque le début des réjouissances de printemps.

Cérémonie de l’Urs

Les rites se marquent d’abord par des gestes. Le pèlerin doit entrer dans le mausolée (du moins s’il est un homme, car les femmes doivent rester à l’extérieur, dans la partie sud de la véranda à la hauteur de la tête du saint). Il en fait le tour dans le sens des aiguilles d’une montre en gardant toujours la tombe à sa droite ; il touche cette dernière de la main ou du front. Il y dépose des offrandes qui doivent être à tout le moins des fleurs, mais qui peuvent plus substantielles sous la forme d’argent et d’objets précieux ; les plus riches financent le riche drap brodé qui recouvre la tombe et est changé lors de la fête annuelle, ou font de généreuses donations aux desservants.
Des paroles accompagnent les gestes. Elles ont une forme canonique, appelée fâtiha, du nom de la première sourate du Coran : elles s’adressent directement à Dieu au nom du saint, en Lui demandant de faire retomber le mérite de ces offrandes sur les fidèles. Ce respect de la forme canonique n’empêche pas le pèlerin de faire un marché avec le saint sous la forme d’un vœu (nadhr) : « Si j’obtiens telle ou telle faveur, je reviendrai avec telle ou telle offrande ».
Enfin le départ est religieusement marqué. Le pèlerin doit sortir du mausolée à reculons, pour ne pas montrer son dos au saint. Il ramène chez lui des objets qui ont été en contact avec la tombe ou la terre du sanctuaire, et sont donc imprégnés de la baraka du saint ; d’où le nom de ces « reliques » : tabarruk.
Basant Panchami est un festival hindou célébrant l’arrivée du printemps et des nouvelles récoltes. Il a lieu le 5 du mois hindou de Magha (février).
Basant réunit des éléments de la connexion de l’homme avec la nature, l’agriculture, et religieuse. La déesse Saraswati déesse des arts et de la musique, de la connaissance est particulièrement révérée ce jour, ainsi que le Dieu de l’amour, Kama.
Trois sont proprement islamiques : elles marquent selon le calendrier purement lunaire l’anniversaire de la mort de Nizâmu’d-Dîn, d’Amîr Khusrau et du Prophète Muhammad ; elles sont appelées « noces » (‘urs), car la mort est l’union mystique définitive de l’âme humaine féminisée avec Dieu. La quatrième, dont la date est fixée selon le calendrier luni-solaire de l’Inde, est une fête hindoue de basant qui marque le début des réjouissances de printemps.
Les rites se marquent d’abord par des gestes. Le pèlerin doit entrer dans le mausolée (du moins s’il est un homme, car les femmes doivent rester à l’extérieur, dans la partie sud de la véranda à la hauteur de la tête du saint). Il en fait le tour dans le sens des aiguilles d’une montre en gardant toujours la tombe à sa droite ; il touche cette dernière de la main ou du front. Il y dépose des offrandes qui doivent être à tout le moins des fleurs, mais qui peuvent plus substantielles sous la forme d’argent et d’objets précieux ; les plus riches financent le riche drap brodé qui recouvre la tombe et est changé lors de la fête annuelle, ou font de généreuses donations aux desservants.
Une minorité de pèlerins ne se contente pas des rites, ni de la musique ; ils se choisissent un guide parmi les desservants qui sont aussi des cheikhs soufis, des pîr dans la terminologie indo-persane. Devenus ainsi disciples, ou murîd, ils entreprennent sous sa direction une longue éducation mystique, à travers le dhikr, l’exégèse coranique ésotérique…etc.
Plus spectaculaire et moins longue est la voie artistique, observable presque quotidiennement, en tout cas les jeudis soirs et lors des grandes fêtes. Elle requiert, sous la direction des desservants qui sont les maîtres de cérémonie, la présence de musiciens spécialisés de bas statut, les qawwâl, terme d’origine arabe qui signifie celui qui parle, qui récite un texte, car la base de leurs performances musicales est constituée de poésies mystiques originellement en persan, de plus en plus souvent complétées par des compositions dans les langues vernaculaires de l’Inde du Nord.
Ces poésies sont chantées avec l’accompagnement d’un harmonium pour soutenir la hauteur de la voix, et de plusieurs tambours (tabla, pakhawaj) pour marquer le rythme.
Les chanteurs sont disposés en groupe sur plusieurs lignes parallèles à la façade sud du mausolée, à l’extrémité méridionale de la cour. Les desservants qui patronnent la cérémonie sont disposés dans l’entre deux, sur deux lignes perpendiculaires à la fois à la façade sud du mausolée et aux lignes de chanteurs. Les auditeurs sont assis tout autour.
La séance musicale, ou qawwâlî, commence par la louange de Dieu, l’éloge du Prophète et de son gendre ‘Alî. Elle enchaîne sur des poèmes illustrant les étapes de la quête mystique. Les images et les sentiments évoqués, qui mobilisent la vaste culture mystique de l’auditoire, se combinent à l’effet de l’exécution musicale et de la danse dans laquelle se lancent de nombreux auditeurs pour induire chez les plus sensibles d’entre eux un état extatique (hâl), qui est interprété comme la rencontre (wajd) avec Allah, sa fusion avec Lui.

Laurence Lecuyer, conférence sur le Soufisme


Spectacle : Musique soufie et Dervish Spirit

Sur les chants Dhrupad de Leila Mandelbrot, le Derviche Omar danse dans la tradition soufie Naqshbandi et Mevlevi. Cette danse, qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil, met au diapason le rythme intérieur de l’Homme à celui du cosmos. Mais c’est aussi une recherche de l’énergie intérieure, un travail menant à l’équilibre et à la connaissance de soi.

 


Cadeau de départ à Paulette Gigouley

Paulette Gigouley a été Présidente de Perspectives Asiennes de 2001 à 2013.
L’actuelle Présidente Jacqueline Fontaine lui a rendu un hommage appuyé pour les nombreuses avancées réalisées par l’Association lors du mandat de Paulette, et pour son sens de la négociation en maintes occasions.
Paulette Gigouley a souhaité quitter le bureau lors de cette Assemblée du 25 novembre 2017, mais pour rester heureusement membre active de l’Association !

Comments
  • Jacqueline Fontaine
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    C’est avec une émotion partagée que nous avons vu Paulette Gigouley cesser officiellement ses responsabilités au sein de Perspectives Asiennes.
    Elle a été adhérente pendant 25 ans et a assuré la responsabilité de Présidente pendant 13 ans. Durant ces années elle a maintenu un lien régulier avec les villes d’accueil en Inde et Central Coordination à Bombay. Elle a eu à cœur de faire vivre ‘l’esprit Perspectives Asienne’ qui consiste à développer les liens amicaux permettant la découverte de l’Inde par des séjours en famille.
    Les villes d’accueil en Inde ont rédigé des témoignages qui louent son travail efficace, son implication très dévouée et sa capacité à résoudre les difficultés en toutes circonstances.
    Nous la remercions pour cet engagement sans relâche et discret et lui souhaitons encore de belles visites chez les amis nombreux qu’elle s’est faits en Inde.

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pêcheurs sur le Brahmapoutre